Un projet neurosciences pour l’Etablissement scolaire

Un projet neurosciences pour l’Etablissement scolaire

Faire entrer les préconisations des sciences cognitives dans les classes est une aventure passionnante, pour soi et pour l’équipe des collègues.

Entre hardiesse et prudence, élans et freins, nous avons observé dans les établissements concernés par nos interventions, que la montée en charge suivait quasiment partout la même dynamique.

Nous vous présentons le schéma couramment pratiqué, et quelques commentaires.

 

  1. En général tout commence par la prise de connaissance d’un thème de sciences cognitives par une personne. Ou un ensemble de personnes lorsque l’équipe de direction organise une conférence sur le sujet. Un germe de sensibilisation individuelle ou collective, est créé. Le chemin reste important avant de le traduire concrètement dans la classe.
  2. Cette personne, ou ce groupe de collègues se réunissent seuls, avec l’intervenant de la conférence ou avec un représentant de l’équipe de direction, et s’interrogent sur la suite possible à donner.
  3. Sur quelles voies démarrer ? Nous proposons pour cela de consulter la Rubrique AGIR qui liste et explicite un grand nombre de pistes d’implication, qui ont toutes été expérimentées et pratiquées en établissement, avec succès. Un choix sur un nombre raisonnable de pistes s’opère alors. Une seule parfois pour commencer.
  4. La rubrique TEMOIGNAGES du site, alimentée par des enseignants ayant conduit des changements, peut aider à se positionner et à construire le projet.
  5. Deux voies possibles sont généralement empruntées :
  • Un professeur isolé se lance. Il peut librement donner cours à un projet. Il faut pour cela assez de détermination pour la conduire sur un terme long.
  • Une équipe pédagogique, à partir d’un noyau de 3 à 4 professeurs (si possible davantage, mais c’est rare), construit un projet autour de quelques axes communs. C’est la formule de la Classe Orientée Sciences Cognitives, que nous préconisons fortement. Se reporter à la section correspondante dans la Rubrique AGIR. Les avantages sont considérables, quant à la motivation de l’équipe, l’effet sur les élèves et l’appui de l’équipe de direction.
  1. Dans tous les cas, l’équipe de direction est informée du projet. Généralement, le soutien est accordé, assorti de moyens facilitateurs.
  2. Dans les académies où cela est possible, un stage établissement est mis en place par la Direction pour une douzaine d’enseignants de l’établissement. Attention de ne pas chosir n’importe quels formateurs, un écart de cible peut conduire à une dégradation du projet ! Mieux vaut alors s’abstenir et poursuivre en autonomie. Le présent site est construit pour fournir le maximum de ressources : Rubrique OUTILS.
  3. Les élèves sont toujours informés: sur les tenants et aboutissants du changement pédagogique, sur le fonctionnement concerné de leur cerveau, sur les effets attendus. L’idéal est d’effectuer la présentation par plusieurs professeurs de l’équipe.
  4. Après avoir mis le projet en place (un texte écrit servant d’outil de travail et d’objectifs) et l’avoir expérimenté, quelques rencontres animées par un professeur un peu leader de l’équipe, permettent de faire le point, échanger, réguler.
  5. Un bilan est réalisé en cours et en fin d’année. Quels furent les résultats obtenus, attendus ou non ? Comment poursuivre l’expérience?
  6. Au terme de l’année, on observe les situations suivantes :
  • Les élèves sont généralement demandeurs de poursuite.
  • Plusieurs enseignants également. Se pose alors la question de l’élargissement des pratiques à d’autres collègues, la mise en place d’autres équipes, le suivi par l’équipe des élèves au niveau supérieur, etc. C’est en accord avec la direction que le projet se poursuit, généralement s’amplifie.
  • Nous rencontrons actuellement le cas d’établissements où des pratiques innovantes finissent par diffuser dans tout l’établissement. Parlera-t-on un jour « d’Etablissement Orienté Sciences Cognitives ? ».

 

Deux commentaires :

  • Sans l’appui de l’équipe de direction, la mise en place du changement est beaucoup plus compliquée. Il lui revient d’écouter, de stimuler, d’organiser les réunions de départ, de produire la sensibilisation par une conférence, de monter un stage, de suivre le projet, de lui donner suite. Sans l’équipe de direction, le projet se développe beaucoup plus difficilement.
  • Oser l’erreur ! Le temps est révolu où le professeur grand maître des connaissances n’imaginait pas une seconde offrir aux élèves l’ombre d’un doute, d’une lacune, voire d’une erreur. L’indispensable adaptation des pédagogies au contexte social passe désormais par une forme de tâtonnement dans la confiance partagée. C’est à ce prix que de nouvelles postures peuvent s’ériger, se comprendre, se partager.