Qu’est-ce qu’une Cogni’classe ?

Qu’est-ce qu’une Cogni’classe ?

En collèges et lycées, il s’agit d’un travail d’équipe. Trois professeurs, si possible au minimum de la même équipe pédagogique d’une classe, mettent en place plusieurs modalités, issues des « pistes d’application des sciences cognitives » à l’apprentissage. 
Liste des PISTES D’APPLICATION

Cependant, un enseignant seul peut monter un projet pour sa classe, qui devient de facto, une Cogni’Classe.

En premier degré, elle est conduite par l’enseignant de la classe. Il peut travailler avec d’autres collègues de son école.

Ces pistes ont trait aux domaines suivants : mémorisation, compréhension, attention, implication active, évaluation. Elles peuvent inclure la pratique d’outils numériques.

 

D’où vient l’intitulé Cogni’Classe ?

 Cet intitulé appartient à notre équipe « Apprendre et Former avec les sciences cognitives » à l’origine de ce site et du MOOC. Nous l’avons officiellement déposé à l’Institut National de la Propriété Industrielle.

Mais lancer un projet de Cogni’Classe dans son établissement n’engage à rien et ne lie à aucune structure. Il suffit simplement d’en citer l’origine si vous êtes amenés à le faire.

Dans le cadre d’une vaste étude que nous conduisons sur les effets de l’apport des sciences cognitives dans la pédagogie, nous sommes très intéressés par les observations et les résultats que les enseignants obtiennent dans leurs classes. C’est pourquoi vous êtes invités à nous faire part de votre projet et de vos bilans. Vous utilisez pour cela la fiche « Votre projet Cogni’Classe » à nous renvoyer.

Nous suivons actuellement ou sommes informés du fonctionnement de plusieurs centaines de Cogni’Classes en France et dans le monde.

 

 

CHOIX DES PISTES

Dans le menu du site, vous trouverez un ensemble de pistes détaillées d’ampleurs variables, que vous pouvez mettre en œuvre.
Liste des PISTES D’APPLICATION

 

Combien de pistes mettre en œuvre ?

. Il est conseillé d’en choisir plusieurs (de 3 à 5) afin d’obtenir des résultats significatifs.

. Mais pas trop cependant afin de bien les maîtriser et les faire appliquer par les élèves.

. Il est recommandé d’en étaler la mise en œuvre dans le temps.

 

Les pistes sont à choisir parmi les 4 grands thèmes :

Mémorisation

Par exemple :

  • Flécher les essentiels
  • Fiches de mémorisation pour apprendre activemement
  • Logiciel de mémorisation à parcours individualisé ANKI
  • Multi testing et planification de reprises à rythme expansé
  • Les temps de mémorisation en classe
  • Pré-mémorisation en fin de cours
  • Le cahier de réactivation
  • Réactivation en mode collectif avec un logiciel de tests

Compréhension

Par exemple :

  • Exigence de précision sur les savoirs acquis
  • Les cartes mentales
  • Logiciel de tests PLICKERS
  • Logiciels de tests : SOCRATIVE
  • Logiciels de tests KAHOOT
  • Prérequis avec modalités de contrôle
  • Ateliers de préparation en amont
  • La double modalité de présentation et la surcharge cognitive
  • L’acquisition d’un solide vocabulaire de base

Attention

Par exemple :

  • Pratique de la mise au calme des esprits
  • Cours à 4/5 temps
  • Développement de l’attention en EPS chez les jeunes élèves
  • Activités dédiées au développement de l’attention

Implication active

Par exemple :

  • Les îlots
  • Classe renversée
  • Calcul mental par Mathador

Evaluation 

  • Axes de l’Evaluation Par Contrat de Confiance
  • Planification de la préparation d’un contrôle
  • Multi testing et contrôles différés
  • Mixage des modalités de rappel

Divers

  • Formation des élèves à leur cognition

 

Cette liste, déjà bien nourrie, n’est pas exhaustive. Nous la développons au fil des expérimentations conduites par les enseignants.

 

 

LA CREDIBILITE DE L’INITIATIVE

Lorsque les pratiques pédagogiques sont amenées à changer notablement, il est important d’être plusieurs enseignants associés au projet pour des raisons de crédibilité :

  • Vis-à-vis des élèves : une nouvelle pratique conduite par plusieurs enseignants est mieux acceptée et suivie ;
  • Vis-à-vis des familles : qui apprécieront qu’un projet collectif soit monté par plusieurs enseignants ;
  • Vis-à-vis de la direction : qui accompagnera plus attentivement le projet: Conseils aux personnel de direction
  • Vis-à-vis des collègues enseignants : qui ne verront pas là l’initiative isolée de l’un des leurs, et prêteront attention aux effets obtenus sur les élèves ;
  • Vis-à-vis des instances académiques auprès de qui le projet peut être présenté : CARDIE, Cellules innovation, DASEN et Recteurs, DANE, Corps d’inspection.

Il est important qu’un « pilote » de l’équipe se désigne, pour assurer le lien entre tous, relancer si nécessaire le projet, et jouer le rôle d’interlocuteur (avec la direction de l’établissement, notre équipe, autres)

 

 

L’IMPORTANCE DE REDIGER UN PROJET

Il est important d’écrire le projet, même sobrement, et ne pas en rester à des intentions orales mal définies. C’est un gage de bonne mise en œuvre :

  • Pour se fixer des objectifs clairs à atteindre, avec le moins de malentendus et de flous possibles ;
  • Pour présenter le projet à la direction, lors d’une réunion de professeurs, à des instances ou corps d’inspection ;
  • Pour servir d’appui aux réunions de régulation et de bilans ;
  • Pour nous communiquer précisément ce que vous entreprenez et selon quelles modalités.

 

Que doit contenir le projet ?

  • Des informations classiques : le niveau, la classe, les enseignants concernés, le professeur-pilote, éventuellement des éléments de contextes utiles pour comprendre dans quelles conditions le projet est envisagé ;
  • Les pistes choisies, et surtout les modalités précises qui vont être mises en œuvre ;
  • Les dates butoirs envisagées : régulation, bilans, démarrage des pistes, présentation à d’autres personnes.

 

 

SE FORMER POUR AGIR

On ne peut que souligner l’importance de disposer de connaissances précises et argumentées sur les sciences cognitives de l’apprentissage. Sans pour autant devenir un expert en la matière !

Les formations en établissement restent rares et assez hétéroclites sur ce thème, mêlant parfois confusément les neurosciences, les sciences cognitives, le décrochage, les troubles de l’apprentissage, etc. Comment s’y prendre pour sécuriser le bien-fondé du projet ?

 

 

ETES-VOUS EN RECHERCHE-ACTION ?

Dans quelle position vous situez-vous ? Vous êtes des enseignants, et non des chercheurs.

La recherche pure, conduite par des chercheurs de laboratoires concerne l’étude de thèmes jusqu’alors inexplorés par la science. Elle nécessite une méthodologie scientifique rigoureuse : panels d’élèves choisis sur la base de critères précis, avant-tests, post-tests, groupes témoins, limitation du nombre des paramètres étudiés, etc. Nous ne nous plaçons pas du tout dans ce cadre. Qui mobilise des professionnels et de gros moyens.

En revanche il nous revient d’observer comment les fondements théoriques peuvent être mis en application dans la classe, dans des contextes variés d’élèves, d’établissements, de milieux sociaux, de diversité d’enseignants. Il est donc important qu’au-delà de la mise en œuvre de pistes, vous tentiez d’observer au plus près ce qui va se passer dans la classe, et comment vous vivez ces pratiques. Voilà tout l’enjeu de la collecte des résultats que nous tentons de réaliser avec vous dans le cadre de notre équipe.

Il vous est en conséquence demandé d’observer aussi précisément que possible les résultats et comportements des élèves. C’est ce que décrit le document: Evaluer l’effet de l’expérimentation

 

 

COMMUNIQUER AVEC NOUS ?

Nous avons également créé le concept de Cogni’Classe pour recueillir le maximum d’informations sur les effets de l’apport de sciences cognitives dans les classes avec une cohérence minimale. Ces résultats sont très attendus à la fois des responsables de l’Education nationale, des équipes d’enseignants qui ne demandent qu’à entrer dans le jeu, par les équipes de chercheurs, et les médias les plus sérieux.

Il nous est donc très précieux d’obtenir de votre part :

 

Rappel de notre adresse : contact@sciences-cognitives.fr

 

 

UNE ETHIQUE PROFESSIONNELLE AVANT TOUT !

Il est l’heure d’ajuster la pédagogie sur la base d’éléments scientifiques avérés.

Cependant, une attitude professionnelle et éthique s’impose, inscrite fondamentalement dans l’esprit de notre équipe :

. Introduire des éléments de neurosciences cognitives ne conduit pas au miracle. Le passage des théories à la classe s’amorce et balbutie, même si de nombreux enseignants depuis longtemps innovent et pratiquent des pistes proches de ce que nous préconisons. Des modalités innovantes ne pourront être appliquées avec assurance que lorsqu’elles auront été éprouvées très largement, dans des contextes variés d’élèves, d’établissements, d’enseignants aux expériences diverses.

. Vous allez procéder à petits pas, en vous familiarisant progressivement à de nouvelles modalités, en tentant de les faire entrer dans l’établissement.

C’est l’esprit dans lequel travaille notre équipe, qui rassemble des enseignants expérimentateurs, des formateurs académiques, des personnes d’encadrement et d’inspection, des chercheurs, des responsables d’organisations apprenantes, des enseignants qui ne cessent d’étudier les neurosciences cognitives pour mieux les appliquer.
> Présentation de l’équipe

Et surtout, ne pas laisser dire que les sciences cognitives n’ont rien apporté à la pédagogie, que tout était déjà dit depuis longtemps ! A titre d’exemples :

. La consolidation mnésique à rythme expansé

. Les mécanismes de développement des capacités attentionnelles

. La nature de l’oubli et comment on le surmonte

. Les effets du feedback proche

. La plasticité cérébrale et la possibilité pour chacun de progresser

. Le spaced learning

. Le cerveau « production » en implication active

. Les mécanismes inhibitoires et du contrôle de la pensée

. La mémorisation active

 

Bonne aventure pédagogique !

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©Equipe Sciences cognitives, Comment Changer l’Ecole