Mise au calme des esprits

Mise au calme des esprits

De plus en plus d’enseignants et formateurs démarrent leurs séances par une période consacrée au recentrage de l’esprit, à la mise au calme des esprits. Il permet, et pas simplement pour les plus jeunes, de lâcher toute l’agitation du dehors : couloirs, récréation, discussions avant l’entrée, etc. A travers le silence imposé, chacun peut commencer la séance en étant apaisé. Un peu de temps « perdu » permet d’en gagner beaucoup ensuite. Sans utiliser de termes tels que « méditation » pour ne pas effrayer les participants, et se détacher de toute représentation qui pourrait heurter. Bien que les techniques mises en œuvre s’en rapprochent.

 

Des bienfaits reconnus et demandés

  • Des travaux scientifiques attestent que ces exercices visant le fonctionnement « mode par défaut » – c’est-à-dire hors de toute pensée dirigée vers un objectif – accroissent l’attention.
  • Certes ces pratiques sont encore peu répandues, mais elles tendent à se banaliser et avec succès.
  • Au départ, il faut un peu d’audace pour les pratiquer avec tout public d’ailleurs, mais une fois le premier pas franchi, ces exercices sont demandés par les participants, y compris dans les zones scolaires difficiles.
  • L’exercice a plusieurs vertus physiologiques :
    • Travail sur les faisceaux neuronaux du contrôle de la pensée
    • Relâchement des tensions musculaires
    • Diminution de la pression artérielle et du niveau de stres
    • Ces exercices peuvent être pratiqués en autonomie notamment en début d’évaluation pour se concentrer et diminuer le niveau de stress.

 

Comment s’y prendre ?

Même si les élèves ne suivent pas les consignes de l’exercice, des règles sont imposées à tous :

  • Mains libres. C’est-à-dire que pendant l’exercice, on ne fait rien avec ses mains.
  • Aucun élève ne feuillète son agenda, souligne son titre ou farfouille dans son sac.
  • Aucune communication avec les autres que ce soit par la parole, le geste ou le regard.

 

Déroulement

Voici une proposition de texte à lire – tout simplement – pour conduire l’exercice. Les commentaires à ne pas lire aux élèves sont précisés en italique.

Les participants sont assis, normalement, dans une posture correcte et assez droite, non avachie.

  1. Redressez votre dos et fermez les yeux.
  2. Inspirez profondément par le nez et soufflez fort par la bouche 3 fois, chacun à son rythme. (Ces respirations fortes ont pour but d’évacuer les tensions musculaires)
  3. Soyez attentif à la détente musculaire qui s’installe, notamment au niveau de la barre des épaules. (Attendre un peu)
  4. Maintenant, inspirez et expirez par le nez mais lentement. (Attendre un peu entre chaque phase)
  5. Laissez la respiration agir d’elle-même, ne la forcez pas.
  6. Pendant que vous inspirez et que vous expirez, portez légèrement votre attention sur les points de contact de votre corps avec la chaise et le sol. Ressentez-les. (Laissez un peu de temps de pratique)
  7. Si vous êtes distrait par une pensée, une rêverie, un souci, un souvenir, une émotion, essayez simplement de reporter votre attention sur votre souffle, sans jugement. (Laissez un peu de temps de pratique)
  8. Et à chaque fois que vous êtes distrait par une pensée, ramenez simplement votre attention à votre souffle. (Laissez 1 ou 2 minutes de pratique)
  9. Vous pouvez ouvrir les yeux.

 

©Equipe Sciences cognitives, Comment Changer l’Ecole