Glossaire

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AMNESIE : perte de mémoire. Il existe des amnésies partielles, perte visuelle, noms…, en fonction de lésions localisées du cortex, et des amnésies générales comme l’amnésie de Korsakoff.

AMNESIE ANTEROGRADE : impossibilité de se souvenir d’éléments arrivés après le début de l’amnésie.

AMNESIE RETROGRADE : impossibilité de se souvenir d’éléments arrivés avant le début de l’amnésie.

AMNESIE INFANTILE : incapacité à retrouver des éléments vécus avant 2-5 ans ; relève en particulier d’insuffisances langagières, d’immaturité biologique.

AMYGDALE : partie du cerveau qui attribue à un souvenir sa signification affective et émotionnelle, rend possible la mise en jeu de comportements adaptés à une situation vécue.

ATTENTION : capacité de se concentrer sur une activité pendant une durée importante. Les spécialistes en distinguent trois formes principales : l’attention soutenue (ou maintenue), l’attention sélective (ou focalisée) et l’attention divisée (capacité à traiter en alternance plusieurs catégories d’informations). Elle peut s’orienter de façon exogène (cause extérieure) ou endogène (but personnel). L’attention est une fonction exécutive qui se développe surtout durant l’enfance et l’adolescence.

BEHAVIORISME : théorie fondant ses analyses sur les comportements observables, et non plus sur l’introspection qui est alors considérée comme non objective (on ne peut pas mesurer la véracité de ce que les sujets reportent). Elle considère l’humain/le cerveau comme une boite à relation automatique : un stimulus extérieur déclenche une réponse/un comportement. La psychologie cognitive lui succèdera, intégrant le cerveau et son adaptation non automatique à l’environnement.

BIAIS DE CONFIRMATION : attitude consistant à privilégier les informations confirmant ses propres idées, sans se soucier de leur véracité.

BIAIS EGOCENTRIQUE : lors du rappel d’un souvenir, surestimation de notre « moi », généralement à notre avantage, ou selon ce que l’on veut faire apparaître.

BOUCLE ARTICULATOIRE : mécanisme de la mémoire qui permet de traiter les informations phonologiques et verbales (dans le cadre de la mémoire de travail).

CARTE MENTALE : schéma qui permet de mettre en relief les associations entre différents concepts. Elle transcrit visuellement les liens entre notions. En termes de sciences cognitives, elle s’avère particulièrement efficace pour la compréhension et la mémorisation :

lien entre une information et des connaissances antérieures ;

usage de mots-clés  (plus faciles à rappeler compte tenu des limites de l’empan mnésique) ;

Sa confection est considérée comme un exercice de mémorisation active.

CELLULES GLIALES : cellules cérébrales de soutien aux neurones, prenant différents types et rôles. Elles « nettoient », nourrissent, protègent, ou encore aident à la communication, en créant la myéline et en jouant un rôle dans les mécanismes chimiques et énergétiques. Leur fonction reste encore mal connue.

CERVELET : structure du cerveau située sous les hémisphères cérébraux. On lui attribue un rôle dans les fonctions cognitives (attention, langage, émotions) et les fonctions d’ajustement moteur (précision des gestes). Les cellules constituantes sont des neurones.

CHRONOPSYCHOLOGIE : étude des comportements et des performances en fonction des rythmes temporels notamment dans la journée et dans la semaine.

CHUNK : (de l’anglais « morceau ») concept important pour la mémoire de travail. On l’associe à la notion d’empan mnésique, c’est-à-dire au nombre maximum d’éléments que la mémoire de travail peut contenir. Un élément peut être une information simple comme un mot, un signe, un emplacement. Mais il peut être un regroupement d’éléments. Ce sont les regroupements qu’on appelle « chunks » – comme une association de plusieurs chiffres, une phrase, une image. Un chunk est considéré en mémoire de travail comme occupant le même espace qu’une information élémentaire.

CHUNKING : technique de regroupement des éléments à mémoriser, permettant d’accroître les capacités de la mémoire de travail.

CIRCUIT DE LA RECOMPENSE : zones du cerveau générant des sensations de satisfaction répondant à des besoins fondamentaux. Ce circuit s’est élargi pour nous inciter à répéter les expériences plaisantes apprises au cours de la vie. Le messager chimique qui assure la connexion entre les neurones concernés est la dopamine. La dérive peut conduire à des phénomènes de dépendance.

COGNITION : désigne la pensée, l’esprit, l’intelligence au sens général des connaissances et opérations mentales.

CONCURRENCE COGNITIVE : lorsqu’on mobilise le cerveau sur deux tâches simultanées de même nature.

CONNEXIONNISME : approche permettant de modéliser des phénomènes mentaux sur la base de réseaux de neurones.

CONSOLIDATION MNESIQUE : s’effectue lors de la répétition lors de l’apprentissage : les boutons synaptiques se renforcent, les axones se myélinisent, les connexions se développent.

DOPAMINE : c’est le neurotransmetteur du plaisir et de la récompense qui intervient dans le processus de la dépendance. La dopamine a de nombreux rôles et intervient dans des fonctions aussi variées que le comportement, la récompense, la mémorisation, le sommeil, la cognition, la motivation. La maladie de Parkinson est une maladie dont la cause est la dégénérescence des neurones produisant la dopamine. Certaines substances telles que la cocaïne, l’alcool, les opiacées, ou la nicotine provoquent une augmentation de la production et de la transmission de la dopamine, ce qui entretient les phénomènes de la dépendance.

EFFET DE PRIMAUTE : les premiers éléments d’un discours ou d’une lecture sont mieux retenus que ceux du milieu d’une série. L’effet de primauté baisse avec la longueur de l’information perçue.

EFFET DE RECENCE : ce sont surtout les derniers éléments d’une lecture ou d’un discours qui sont les mieux retenus dans le cas d’un rappel immédiat. En revanche pour un rappel différé, l’effet de récence diminue presque totalement.

EFFET DUNNING-KRUGER : à l’origine, Dunning et Kruger ont mis en relief un biais cognitif selon lequel les personnes moins qualifiées dans un domaine, surestiment généralement leur compétence. Ils attribuent cette tendance à une difficulté métacognitive des personnes non qualifiées les empêchant de reconnaître objectivement leurs capacités réelles. Leur étude suggère aussi les effets corollaires : les personnes les plus qualifiées auraient tendance à sous-estimer leur niveau de compétence.

Pour les sciences cognitives, l’évaluation et le feedback proche doivent aider l’apprenant à identifier ce qu’il sait ou ne sait pas, ce qu’il croit savoir ou pense ne pas savoir. L’enseignant-formateur doit être sensibilisé à la nécessité de remettre en confiance les apprenants les plus fragiles pour leur éviter la spirale de l’échec.

EMPAN MNESIQUE : quantité maximale d’éléments temporairement retenus en mémoire de travail. Sa valeur dépend du type d’information (7+/-2 pour une information verbale, environ 4 pour des informations visuo-spatiales, 9 voire davantage pour des images), et de chaque individu, en particulier de son âge.

ENCODAGE : processus d’enregistrement par lequel des informations sensorielles (visuelles, auditives, tactiles, olfactives) sont intégrées dans le système des mémoires pour former des traces  biologiques.

EPINE DENDRITIQUE : les dendrites sont les arborescences partant du noyau des neurones, qui leur permettent de se relier à d’autres neurones. Elles portent de très nombreuses petites excroissances, les épines dendritiques, qui peuvent se développer et devenir de nouvelles dendrites.

EXPERIENCE DE STROOP : exercice visuel d’attention sélective comportant des mots de couleur écrits dans d’autres couleurs. On teste capacité attentionnelle en demandant de donner la couleur du mot sans se laisser influencer par le mot écrit. Il y a concurrence entre deux informations dont l’une doit être inhibée.

FEEDBACK PROCHE : on parle également de retour proche ou immédiat. L’idée est de disposer du retour le plus tôt possible après l’effort de résolution d’un exercice ou d’une question. Cela permet d’identifier au plus tôt le « su » et le « non su » et parallèlement de ne pas laisser s’installer un ancrage de connaissances erronées. Le feedback proche est une des vertus de la mémorisation active. On parle alors de feedback de rectification.

FONCTIONS EXECUTIVES : fonctions localisées dans le cortex préfrontal, qui contrôlent l’exécution des conduites, le choix des stratégies, les prises de décision. Elles incluent l’inhibition, la flexibilité cognitive, l’attention.

GENERATION : acte qui consiste à essayer de répondre à une question ou à résoudre un problème avant de recevoir la réponse ou la solution.

HIPPOCAMPES : deux structures du cerveau en forme de l’animal marin, placées en symétrie dans les zones temporales, jouant un rôle dans la mémoire des souvenirs, l’attention, le repérage spatial. C’est sur eux que convergent les informations sensorielles. Outre son rôle de répartir des informations perçues vers les zones spécialisées du néocortex, l’hippocampe jouerait un rôle d’association de divers éléments autour d’un même thème. Ce serait une sorte de plaque tournante d’aiguillage (output et input). Les hippocampes sont atteints dans la maladie d’Alzheimer d’où la difficulté à se rappeler les souvenirs, et dans les épilepsies.

HYPERMNESIE : mémorisation excessive, persistance anormale.

INDICE DE RECUPERATION (ou de rappel) : notre mémoire à long terme fonctionne un peu comme une grande bibliothèque ; il faut guider la recherche par des adresses ou repères, appelés en mémoire indices de récupération.

INFERER : tirer des conclusions à partir d’éléments considérés comme vrais.

INTERFERENCE : phénomène de collision entre les mécanismes initiaux d’acquisition et de formation de souvenirs, et ceux de consolidation d’informations récemment acquises ou en cours d’acquisition. L’interférence interviendrait sous deux formes : rétroactive ou proactive.

Rétroactive : entre des informations anciennes et celles en cours de traitement.

Proactive : entre les informations en cours de traitement et la formation de nouveaux souvenirs.

INHIBITION : mécanisme permettant de s’opposer, de « savoir dire non » à ses propres croyances, ses propres actions, ses réflexes non pertinents. Les capacités d’inhibition sont cognitives et comportementales. Elles représentent un coût important chez l’enfant, et se développent. Elles contribuent largement à la performance de l’apprentissage.

INTELLIGENCE CRISTALLISEE : modèle développé par Cattell et Horn, qui concerne la capacité à utiliser les compétences, les connaissances et l’expérience. Elle repose sur l’accès aux informations de la mémoire à long terme.

INTELLIGENCE FLUIDE : modèle développé par Cattell et Horn, qui concerne la capacité de raisonner logiquement, de résoudre des problèmes dans des situations nouvelles, indépendantes des connaissances acquises. Elle permet d’analyser de nouvelles situations.

INTERFERENCE PROACTIVE : difficulté éprouvée à intégrer une nouvelle information en raison de l’existence de souvenirs voisins très ancrés qui font obstacle. (Effet de compétition). Le côté positif est la protection des éléments acquis, l’effet négatif est la rigidité cognitive.

INTERFERENCE RETROACTIVE : difficulté à retenir ou retrouver des informations depuis la survenue d’éléments nouveaux qui les parasitent.

IRMf : imagerie par résonance magnétique fonctionnelle : technique de neuro-imagerie non invasive permettant de visualiser l’activité cérébrale à la suite de stimulations.

KORSAKOFF (syndrome) : trouble sévère de la mémoire imputable à l’effet de l’alcool qui empêche l’assimilation de vitamines, en provoquant des dommages cérébraux : amnésie antérograde absolue et amnésie rétrograde étendue, fausses reconnaissances.

MEMOIRE AUTOBIOGRAPHIQUE : constituée de la mémoire épisodique des souvenirs et d’une partie de la mémoire sémantique relative aux connaissances générales sur soi.

MEMOIRE DECLARATIVE OU EXPLICITE : correspond au stockage et rappel volontaire et conscient d’informations anciennes qui peuvent être exprimées au moyen du langage. Elle comprend la mémoire des souvenirs conscients (épisodique), le matériel culturel (sémantique). Elle est à long terme.

MEMOIRE NON DECLARATIVE OU IMPLICITE OU PROCEDURALE : mémoire des habiletés motrices ou cognitives, mobilisées rapidement et inconsciemment. Elle est très fiable et conserve ses acquis même s’ils ne sont pas utilisés pendant plusieurs années. Elle est activée dans les actions que nous menons « en roue libre » : faire du vélo, allumer une cigarette… Mais aussi dans l’exécution de procédures cognitives. C’est une forme de la mémoire à long terme.

MEMOIRE ECHOÏQUE : forme de la mémoire à court terme des sons incidents, qui s’efface après quelques secondes.

MEMOIRE EPISODIQUE : mémoire des évènements appris dans leurs contextes (temps, espace, cadre, …). Mémoire du « où », « quoi », « quand » d’une expérience. C’est la mémoire des situations que l’on a vécues, avec la chronologie des faits. Elle mobilise plusieurs parties du cerveau. C’est une mémoire à long terme, qui se complète avec la mémoire sémantique. Elle intègre des éléments tels que les émotions, les perceptions sensitives.

MEMOIRE EMOTIONNELLE : des sentiments et émotions. Le circuit passe par l’amygdale, le thalamus et le gyrus cingulaire.

MEMOIRE ICONIQUE : mémoire sensorielle visuelle à court terme (très inférieure à une seconde), à ne pas confondre avec le terme usuel de mémoire visuelle à plus long terme des formes, images…

MEMOIRE A LONG TERME : dont le stock d’informations persiste longuement dans le temps. Elle regroupe les mémoires procédurale, épisodique, sémantique.

MEMOIRE PROSPECTIVE : mémoire du futur : on se remémore des éléments concernés par le futur, ce sont les mêmes structures cérébrales qui gèrent les évènements du passé et les projections dans le futur. Les scénarios dans le futur sont construits à partir d’épisodes déjà vécus. C’est la mémoire mise en œuvre quand on construit des stratégies.

MEMOIRE SEMANTIQUE : mémoire des connaissances et des concepts (sur le monde et sur soi) : les mots, leur sens, les références, les symboles. Elle est relativement stable dans le temps. Permet de construire des représentations mentales. Elle n’a pas besoin de repères temporels. Peut se comparer à une encyclopédie personnelle de connaissances avec des significations.

MEMOIRE DE TRAVAIL : jadis appelée (improprement) mémoire à court terme. Elle est de capacité limitée, très sensible aux interférences. Elle est « l’atelier d’exécution du cerveau », c’est un espace de traitement : compréhension, élaboration des représentations, liens entre les informations, etc.

Dans le modèle de Baddeley, elle comporte trois fonctions : la boucle phonologique pour le traitement des informations du langage, le calepin visuo-spatial pour le traitement des informations visuelles, l’administrateur central qui sélectionne les informations sensorielles pertinentes et les oriente transitoirement vers l’un des deux systèmes précédents, il fait aussi le lien avec le stock des informations procédurales ou déclaratives de la mémoire à long terme. On pense qu’il y a une autre fonction, le buffer épisodique qui fait le lien avec la mémoire à long terme.

META-ANALYSE : analyse et conclusions reposant sur un très grand nombre d’études indépendantes sur un thème donné. Dans un souci d’éthique intellectuelle, il est indispensable de s’appuyer des méta-analyses.

METACOGNITION : cognition sur la cognition : nos stratégies pour mémoriser, penser, résoudre un problème, prendre conscience d’une erreur et la corriger, etc.

MNEMOTECHNIQUE : procédés qui aident à rappeler des informations par des procédés d’association mentale.

MNESIQUE : relatif à la mémoire, qui a trait à la mémoire : trace mnésique.

MODELES MENTAUX : organisations de savoir-faire ancrés très profondément et très efficaces qui, comme des habitudes, peuvent être adaptés et appliqués dans des circonstances variées. Acquis à travers des milliers d’heures de pratiques, dans des situations diverses.

MOTIVATION EXTRINSEQUE : basée sur des éléments externes à l’individu : le motif (récompense ou punition), les objectifs. Elle est la forme de motivation la moins performante, la plus aléatoire mais la plus facile à actionner.

MOTIVATION INTRINSEQUE : dont le motif et les objectifs sont essentiellement internes. Elle offre les plus grandes performances parce que l’énergie déployée, invariablement interne, est plus importante et plus constante. Mais plus délicate à obtenir, elle dépend uniquement des besoins et désirs des apprenants.

MULTITESTING : interrogation-test, partielle ou totale, répétée dans le temps, sur un même ensemble de données. Typiquement, cela consiste à intégrer, dans chaque évaluation, des questions portant sur des chapitres antérieurs afin de réactiver les connaissances pour lutter contre l’oubli.

MYELINE : substance blanche et graisseuse qui entoure les axones des neurones au cours des activations successives et contribue à accélérer la vitesse de transmission de l’information.

NEURONE : cellule constituant l’unité de base du système nerveux, en particulier du cerveau. Assure la transmission des signaux bioélectriques appelés influx nerveux. Ils sont excitables, c’est-à-dire qu’ils peuvent réagir à des stimulations et produire des impulsions. Il y a environ 90 milliards de neurones dans le cerveau humain.

NEUROGENESE : processus de création de nouveaux neurones.

NEUROPEDAGOGIE : relève de la rencontre entre la pédagogie et les sciences cognitives : neurosciences, psychologie, philosophie. Elle vise principalement à renforcer l’efficacité de l’apprentissage (intellectuel, manuel) et de l’enseignement en analysant et intégrant de nombreux paramètres, biologiques aussi bien que psychologiques.

NEUROSCIENCES : ensemble des sciences qui étudient le système nerveux, tant du point de vue de sa structure que de son fonctionnement, depuis l’échelle moléculaire jusqu’au niveau des organes, comme le cerveau, voire de l’organisme tout entier.

NEUROTRANSMETTEURS : composés chimiques produits par les neurones au niveau des boutons terminaux (synapses), contenus dans des vésicules de plusieurs sortes. Récupérés par les récepteurs de la membrane post synaptique. Les neurotransmetteurs sont chargés de transmettre l’information entre les neurones.

ORALISATION (ne pas confondre avec vocalisation) : action qui consiste pour un apprenant à expliquer verbalement, à d’autres apprenants par exemple, ce qu’il a compris. Cet exercice améliore sa propre compréhension et stimule la mémorisation.

OUBLI : incapacité d’évoquer un souvenir, une information.

PLASTICITE CEREBRALE : capacité biologique qu’ont les neurones de reconfigurer les arborescences et d’apprendre de nouvelles informations. L’apprentissage est possible grâce à la plasticité cérébrale.

PENSEE SILENCIEUSE ALEATOIRE : ce qui surgit à la conscience hors de toute stimulation sensorielle, sans qu’on l’ait commandée (on parle aussi de pensées émergentes).

PREREQUIS : condition ou ensemble de conditions à remplir pour entreprendre une action. En pédagogie, les prérequis désignent les connaissances ou méthodes nécessaires à l’acquisition de nouveaux savoirs ou savoir-faire.

PROSOPAGNOSIE : perte de la reconnaissance des visages ; la personne les identifie par le son de la voix.

PSYCHOLOGIE COGNITIVE : étudie les grandes fonctions cognitives de l’être humain que sont la mémoire, le langage, l’intelligence, le raisonnement, la résolution de problème, la perception et l’attention.

QI (QUOTIENT INTELLECTUEL) : le QI est le rapport multiplié par 100 entre l’âge mental et l’âge réel. Un enfant qui a un âge mental (dans un test) de 8 ans mais qui a réellement 10 ans, a un QI de 80.

REMEMORATION : ensemble des processus qui permettent l’utilisation des traces mnésiques (en reconnaissance ou avec des indices).

RESIGNATION APPRISE : elle a été découverte chez l’animal : si une réponse conditionnée (appui sur un bouton) ne permet pas d’échapper à des chocs électriques, l’animal va apprendre à ne plus agir. Certains auteurs parlent aussi d’amotivation.

SACCADES OCULAIRES : sauts des deux yeux ayant pour fonction d’amener le centre du regard en face de la cible (ex. un mot). Dans la lecture ou la vision d’une scène, il y a en moyenne trois saccades par seconde.

SCIENCES COGNITIVES : ensemble de disciplines dédiées à la description, l’explication, et le cas échéant la simulation, des mécanismes de la pensée humaine, animale ou artificielle, et plus généralement de tout système complexe de traitement de l’information capable d’acquérir, conserver, utiliser et transmettre des connaissances.

SCISSURES : sillons profonds du cerveau, qui partagent les hémisphères cérébraux.

SEROTONINE : neurotransmetteur jouant un rôle dans la régulation des humeurs. Elle est produite en particulier par le triptophane, présent dans le chocolat.

SPACED LEARNING (apprentissage distribué) : l’apprentissage distribué s’oppose à l’apprentissage massé. Il consiste à fractionner un contenu à dispenser, pourtant homogène et unitaire, pour le traiter sur plusieurs séances espacées dans le temps.

Il est souvent mis en œuvre conjointement avec ce qu’on appelle par ailleurs de l’apprentissage entremêlé : il s’agit cette fois de conduire deux apprentissages en parallèle, en passant à plusieurs reprises de l’un à l’autre. Singulièrement, cet apprentissage se révèlerait performant sur la mémorisation à terme, sans doute parce qu’il mobilise fortement l’attention.

SURCHARGE COGNITIVE : seuil au-delà duquel la mémoire de travail ne peut plus prendre en compte l’ensemble des informations nécessaires au traitement d’une situation.

SYNAPSE : jusqu’à 100.000 synapses par neurones (moyenne 10.000). Assurent le relais de l’influx nerveux entre les neurones. Il existe deux sortes de synapses : électriques et chimiques (très majoritaires) qui se situent aux extrémités des dendrites.

SYNESTHESIE : capacité permettant de mettre en relation deux sensations habituellement séparées (comme Rimbaud dans le poème sur les voyelles, l’aire de la couleur étant anormalement câblée avec celle des lettres).

TACHE DE PETERSON : lors d’une étude sur la mémorisation, tâche accomplie entre la présentation des éléments à mémoriser, et l’exercice de rappel, destinée à jouer le rôle d’interférence.

TAUX D’ECONOMIE DE REAPPRENTISSAGE : gain de temps et de performance lorsque l’on réapprend plusieurs fois de suite la même notion. Il varie selon l’individu et les conditions d’apprentissage et de rappel (fatigue, stress, émotions).

TEMPORALITE : la temporalité des mémoires désigne la durée de rétention des informations pour chaque type de mémoire. On l’exprime généralement par des expressions qui vont de très court terme (quelques millisecondes) à très long terme (quasiment à vie).

TRANSFERT D’APPRENTISSAGE : facilitation d’un apprentissage en fonction d’un apprentissage antérieur. Il permet d’appliquer sur des situations différentes et voisines les acquis d’un apprentissage initial.

VOCALISATION (à ne pas confondre avec oralisation) : Dans le contexte des sciences cognitives appliquées à la pédagogie, on désigne par vocalisation le fait d’apprendre à haute voix en utilisant son larynx comme outil complémentaire. L’idée est de mettre tout son corps au service de la mémorisation (larynx, mais aussi le geste, par exemple).

 

©Equipe Sciences cognitives, Comment Changer l’Ecole