Cogni’classe au LP de Saint-Cloud

Cogni’classe au LP de Saint-Cloud

Conditions de la mise en place du projet  

1- Le Proviseur assiste à une rencontre académique sur l’  « accrochage scolaire » au cours de laquelle est donnée une conférence sur le thème « Sciences cognitives et pédagogie ». Il est intéressé à monter un projet pédagogique autour de ce thème dans son établissement.

2- Il fédère des enseignants et œuvre à la constitution d’une équipe pédagogique autour d’une classe de 1ère BP CA (commerce). Une enseignante prend le rôle de pilote-coordinatrice.

3- Un stage sur mesure (une journée) est mis en place, conduit par les formateurs académiques associés à l’équipe Sciences cognitives, Comment changer l’Ecole. Les enseignants sont sensibilisés à des thèmes tels que :

  • Les principes de la mémorisation
  • La technique simple du cahier de réactivation
  • Le principe de la base de coordination
  • L’importance de fournir des outils permettant la mémorisation active
  • L’attention
  • L’importance d’expliquer aux élèves comment leur cerveau fonctionne
  • Technique permettant de passer de l’implicite-mental à l’écrit (pour démarrer la mise en mots d’un travail écrit en français jusqu’à l’élaboration d’un plan, par exemple) ; vigilance autour de la distribution d’un corrigé-type.

4- Découverte et familiarisation d’outils numériques tels que :

  • Tests de compréhension par PLICKERS
  • Logiciels de tests comme SOCRATIVE
  • La technique du blog préparatoire à une nouvelle étude

5- L’équipe est composée, les enseignants « chauffés » pour la rentrée, l’année démarre.

 

Ce qui est mis en place      

  • Le fléchage des essentiels
  • Les encarts de mémorisation
  • Le cahier de réactivation
  • Des séquences de mémorisation en classe
  • Les principaux axes de l’Evaluation par contrat de confiance
  • La réactivation en débuts de cours
  • Les tests de mémorisation
  • L’utilisation de Plickers
  • Les îlots
  • Le travail coopératif par blog, qui arrive à mobiliser 80% des élèves autour d’une production commune, ce qui aurait été impensable jadis.

 

Objectifs attendus  

  1. Que les élèves sachent mieux comment  leur cerveau d’apprenant fonctionne et par là se responsabilisent et acceptent d’intégrer des méthodologies nouvelles.
  2. Qu’ils s’habituent à gérer plus efficacement leur mémoire
  3. Que les pratiques de différenciation pédagogique se mettent en place, surtout dans les disciplines théoriques
  4. Qu’ils s’impliquent davantage en proposant des parcours plus individualisés
  5. Evidemment, que l’impact se ressente sur les résultats et la motivation.

Développement du projet

 

Ecarts entre ce qui est observé et ce qui était attendu  

  • Les élèves ont très bien joué le jeu durant plusieurs mois. Ils se sont lentement approprié les techniques. L’arrivée d’un élève nouveau fortement perturbateur et influent participe à une certaine déstabilisation du groupe, minimisant les effets attendus sur le long terme. Leur attitude s’était assez bien adaptée à un climat de classe apaisé, qui traverse actuellement une période de déséquilibre. L’équipe en conclut que la reconstruction d’une image positive d’eux-mêmes comme apprenant :
    • Se joue à long terme,
    • Que la traduction de ces techniques sur le comportement des élèves ne peut pas s’opérer massivement, définitivement, rapidement,
    • Cependant que « des choses bougent » incontestablement.
  • L’équipe a décidé dès le départ de modifier les postures des élèves en priorité à travers ces nouvelles modalités pédagogiques, et de placer l’importance des acquisitions scolaires en deuxième plan. D’où le projet sur deux ans, avec comme objectif majeur de faire réussir « tous les élèves, et avec des mentions, au bac ! ».
  • L’équipe a observé très fortement l’importance d’apporter ces changements collectivement, avec cohérence et solidarité entre les enseignants. Une remarque fuse : le constat est peut-être moins élevé qu’attendu (l’équipe s’est beaucoup investie), mais sans cette dynamique les résultats seraient certainement moins bons ! D’où la détermination à ne pas lâcher.
  • En aucun cas les enseignants ne sont prêts, après six mois de pratiques, à abandonner ces pistes.
  • L’idéal serait de pouvoir mesurer les effets avec des indicateurs. C’est compliqué techniquement, temporellement. L’idée est maintenue, mais actuellement différée.

 

©Equipe Sciences cognitives, Comment Changer l’Ecole